« Tout Changer, rien lâcher ! », clame l’affiche du NPA. Le ton est donné dans la plus pure tradition de lutte du parti d’Olivier Besancenot. Pour le reste, on ne peut pas dire que le Nouveau Parti Anticapitaliste ait fait appel à la pointe des communicants politiques ou autres graphistes tendances. Pas de fioriture, le message se veut populaire. L’affiche de Pascale Montel suit trait pour trait celle du numéro un du parti pour sa campagne en Ile de France. L’apposition du sceau « Olivier Besancenot » vient approuver et soutenir la candidate.
Ici, c’est Pascale Montel qui mène la danse. La militante CGT apparaît simple et souriante. Vêtue sobrement, elle nous dit : « Je suis une femme du peuple, comme vous ». Le rouge de la monture de ses lunettes renvoie à la couleur identitaire du parti d’extrême gauche. Très présent dans cette affiche, on retrouve le rouge au niveau du bandeau supérieur (un quart de l’affiche), dans le sigle du NPA, sur le bandeau rouge du bas avec le nom de la candidate, et aussi dans la police d’écriture. La couleur est présente par petite touche dans l’arrière plan flouté. Un arrière plan d’une foule de manifestants, métaphore de ce peuple sans voix à qui le NPA veut donner la parole.
Mais l’affiche reste fade et austère. Elle est d’ailleurs la seule à être tirée dans un papier fin. Une manière supplémentaire de prouver aux électeurs la frugalité du Nouveau Parti Anticapitaliste.



